MARSWALKERS

Fourrures

Projections de photographies sur surface vitrée phosphorescente /
Digital photography projected on phosphorescent glass _ 2009



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Reposant sur un dispositif photo luminescent, cette installation traite de la relation entre perception et mémoire. Des photographies d’animaux sont projetées par flash sur une surface vitrée phosphorescente à intervalles réguliers. À l’effet de persistance rétinienne s’ajoute l’incrustation de l’image sur la surface phosphorescente qui la garde en mémoire. La trace phosphorescente disparait ensuite lentement avec le temps, jusqu’à ce qu’une autre image soit projetée. Lentement, la nouvelle image se mélange à la précédente qui est encore présente sur la surface phosphorescente, créant ainsi de subtiles superpositions. Les photographies, récupérées sur Internet, composent un mélange d’animaux sauvages et d’animaux taxidermés. La rapidité de la projection ainsi que la résultante phosphorescente permettent difficilement d’en distinguer la provenance, accentuant ainsi la dimension fantomatique des images. C’est le subtil jeu entre la persistance rétinienne (mémoire optique) de l’image projetée et la perception de la trace phosphorescente (mémoire du pigment) de cette même image qui est au cœur de ce projet.

Note: l’extrait vidéo ci-dessous donne uniquement une idée du rythme des projections, ce n’est pas un flash blanc qui est projeté mais bien une image.

Relying on a photo luminescent system, this installation deals with the intricate relationship between perception and memory.
Photographs of animals are projected “flashwise” on a phosphorescent glass screen at regular intervals. The retinal persistence effect (optical memory), caused by the flash effect, is the first perception the visitor experiences. Added to it is the image’s memory emanating from the phosphorescent surface (pigment memory). The two different memories being mixed for a short instant, therefore creating a double perception of what is given to watch. Then, the phosphorescent trace fades away slowly, until a new image is flashed onto the screen. Gradually, the new image is blended to the previous one, still memorized by the phosphorescent surface, thus creating subtle superpositions. The photographs, grabbed on the web, are a combination of pictures of taxidermized animals and wild ones. The speed of the projection and its phosphorescent emanence hardly allow to distinguish the nature of the pictures, enhancing the ghostly dimension of these images. The subtle play between retinal persistence (immediate memory of the projected image) and the phosphorescent trace’s perception is the core of this project.

Note: the video extract below gives only an idea of the projection’s rythm, the white flash you see is normally an image.


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